La TREC a été fondée dans le but de fournir rapidement et à bon marché de « l’énergie propre » pour l’Europe et les pays de la « ceinture solaire » par une coopération entre les pays de l’EU-MENA
(Europe, Moyen Orient et Afrique du Nord).
L’énergie, venant des déserts, complémentaire aux sources d’énergies renouvelables européennes pourra accélérer le processus de réduction des émissions de CO2 et accroître également la sécurité de
l’approvisionnement énergétique européen. En même temps, elle créera des emplois, des sources de revenu, de l’eau potable par dessalement de l’eau de mer et permettra ainsi d’améliorer les
infrastructures dans les pays du MENA.
TREC a participé à la réalisation de deux études qui ont permis d’évaluer le potentiel des énergies renouvelables dans le MENA, les besoins attendus pour 2050 en eau et en énergie de ces pays, et
la faisabilité d’une connection par un réseau électrique entre l’EU et le MENA (EU-MENA connection).
Ces deux études ont été financées par le Ministère Fédéral Allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sureté Nucléaire BMU) et elles ont été réalisées par le Centre
Aéronautique et Spatial Allemand (DLR). Les rapports de ces études ‘MED-CSP’ et ‘TRANS-CSP’ ont été achevés en 2005 et en 2006. Un rapport ‘AQUA-CSP’ concernant les besoins et le potentiel du
dessalement solaire de l’eau de mer en MENA a été
terminé fin 2007.
Le concept « DESERTEC »
Les études satellites réalisées par le DLR ont démontré qu’en utilisant moins de 0,3% de la surface totale des déserts de la région MENA, la production des centrales thermiques solaires peut
suffire à satisfaire à l’augmentation de la demande future en électricité et en eau douce des pays de l’EU-MENA. L’utilisation de l’énergie éolienne en particulier au Maroc et en Mer Rouge pourrait
générer un complément d’électricité. L’électricité d’origine solaire et éolienne pourra être distribuée en MENA et acheminée vers l’Europe au moyen de lignes CCHT (Courant Continu à Haute Tension
ou HVDC pour High Voltage Direct Current) avec des pertes n’excédant pas 10 à 15%. Le Club de Rome et TREC soutiennent tous les deux ce concept DESERTEC, qui met la technologie et les déserts au
service de l’énergie, de l’eau et de la protection du climat. Des pays tels que l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont déjà montré un intérêt pour une telle
coopération.
En savoir plus: l'exploitation énergétique des déserts
Le site officiel: Desertec.org
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